Bienvenue!

Pendant quelques années, ce site permettait de pouvoir «en savoir plus» sur la réforme scolaire. De fait, vous pouvez initier ici vos recherches d'information. Pendant un certain temps, il a aussi été possible de soulever des interrogations et de formuler des commentaires, mais il faut admettre qu'au bout d'un certain temps, un site comme celui-ci perd de son utilité. Nous le laissons donc ouvert pour les fins d'archives. La discussion peut continuer sur le blogue du RAEQ qui constitue une excellente suite à la présente initiative!

Au sujet du site...

Pour en savoir un peu plus sur les origines de ce site, c'est ici qu'il faut cliquer. Pour obtenir une version facile à imprimer (format pdf), c'est là.

Le contenu de ce site Web est une création collective. Il est diffusé sous licence Creative Commons.

Pour communiquer avec l'hébergeur du site, il suffit d'écrire à ici.

Inspiration...

«Le principe suprême de toute éducation : n'offrir un mets qu'à ceux qui ont faim» (Nietzsche)

Onze questions pour débuter...


1. Ça vient d'où l'idée de faire cette réforme?

2. En gros c'est quoi le but de la réforme?

3. Comment on peut voir dans une école que la réforme est bien présente?

4. Ça serait quoi un enseignant qui se laisse gagner par la réforme?

5. Qu'est-ce que les élèves vont faire maintenant qu'ils faisaient moins avant?

6. Comme parents, on se demande s'il y aura encore des devoirs, des leçons et si les enseignants vont continuer d'enseigner plutôt que de faire juste des projets... Comment vous répondez à ça?

7. Vous ne me ferez pas croire que tout ça va se faire comme si de rien n'était... Il doit bien y avoir des pièges. Comment les éviter?

8. Les fameuses compétences transversales, c'est quoi au juste?

9. Les fameux bulletins, c'est quoi l'idée de vouloir absolument tout changer?

10. Les élèves du primaire vivent la réforme depuis quelques années. On entend parler qu'au secondaire, ça ne s'appliquera pas de la même façon, au même rythme. Qu'en est-il?

11. Dans ces conditions, pourquoi y-a-t-il des gens qui militent pour repousser l'entrée en vigueur de la réforme au secondaire (et même certains qui chuchotent aussi... que ça ne devrait pas « entrer » au secondaire!)?


PRÉCISION IMPORTANTE

Ce document n’est pas un exercice de style et encore moins une tentative de mettre en lumière tous les tenants et aboutissants de la réforme de l’éducation. Plus modestement, il s’agit du résultat de la démarche d'un groupe d’éducateurs qui ont mis leurs perceptions et leurs expériences en commun pour réaliser, en quelques jours, ce qui prend la forme d'un petit guide — simple et sans prétention — qui s’adresse aux parents et aux citoyens qui se posent des questions sur cette fameuse réforme de l’éducation.



COMMENTAIRES DES VISITEURS:

12. ...et les technologies de l'information et de la communication (TIC) comment s'intègrent-t-elles dans la réforme?
Elles sont au coeur de cette réforme et pourtant....

Par Réal Gingras/Prof en ligne le avril 2, 2005 08:59 AM

À mon avis, il manque une 12e question?

En souhaitant éliminer le redoublement que faire avec ceux qui arrivent au secondaire sans avoir les acquis et qui se retrouvent dans les classes avec 32 élèves. Qui pense à eux dans la réforme?

Par Maria le avril 3, 2005 06:02 PM

Je dirais plutôt que vous en proposez une13ième Maria.
La 12ième est en regard de l'intégration des TIC dans la réforme comme je l'écris juste au-dessus de vous.

Par Réal Gingras/Prof en ligne le avril 4, 2005 07:39 AM

Je me demande à quel point les jeunes enseignantes*, qui vont bientôt remplacer les nombreuses permanentes en "burn-out", sont prêtes à faire face aux classes multi-niveaux et surpeuplées que la réforme amène.
* La forme féminine inclus le masculin...

Par danielle la rocque le avril 4, 2005 11:12 AM

Bravo pour l'initiative de ce site. Faire comprendre à plus de personnes possible l'orientation dans laquelle notre système scolaire s'engage pour que les jeunes du Québec soient en mesure d'affronter au mieux les défis qui se posent et se poseront dans leur vie est plus que louable.

Je déplore cependant que, pour mettre en évidence ce site, la journaliste du Devoir se sente obligée de disqualifier "les fonctionnaires au jargon hérmétique". Je me pose toujours la question: pourquoi la règle dans ce milieu veut-elle qu'on ne puisse promouvoir le mérite des uns que par le dénigrement de celui des autres? A-t-on les moyens comme société de nous priver d'une compétence collective qui demande la synergie de toutes les expertises?

Personnellement, je trouve que vos réponses aux 11 questions sont pertinentes et justes.

Je désirerais suggérer un enrichissement à la réponse de la question 5. Après le premier paragraphe j'ajouterais celui-ci:
"En plus d'utiliser les connaissances apprises à l'école, les élèves sauront comment aller en chercher d'autres pour répondre à des questions plus précises, dans un travail scolaire comme dans la vie de tous les jours. Chemin faisant, ils deviendront de plus en plus conscients
1. de ce qu'ils savent;
2. de ce qu'ils ne savent pas encore;
3. de la façon de s'y prendre pour y arriver".

N'est-ce pas cela Apprendre à apprendre?

Marthe Van Neste

Par Marthe Van Neste le avril 4, 2005 02:12 PM

Quelle bonne initiative!

Vous soulevez des questions importantes et répondez de façon positive et avec beaucoup de respect, ce qui donne confiance et rassure.

Effectivement, je crois que les craintes et la méfiance naît souvent de la méconnaissance de l'historique des changements apportés. D'ailleurs le mot "réforme" n'aide pas à sa propre cause. Ne faudrait-il pas plutôt utiliser des termes comme "perfectionnement - éducation perfectionnée" ou autres qui sont plus constructivistes?

Par ailleurs, il est regrettable que le MEQ soit souvent à ce point critiqué. Comment se fait-il que nous, enseignants, soyons à ce point cyniques et sévères à l'endroit de cette main qui nous nourrit? Essayons de véhiculer une meilleure image, nous y gagnerions.

À l'éducation des adultes aussi, où je travaille, les appréhensions s'expriment. Vous mentionnez souvent les "enfants" mais la réforme s'adressera aussi bientôt aux adultes.

Je recommanderai votre site à mes collègues, assurément.

Je vous encourage à poursuivre!

Par Frédérique Voyer le avril 6, 2005 04:22 PM

...mais cette main qui nous nous nourrit monsieur Voyer, c'est la nôtre. Ce sont nos taxes et nos impôts au bout du compte qui nous payent. Je dirais même que nous sommes notre propre employeur par notre ministère.
Etre critique, ne veut pas dire être négatif ni sévère.
La critique alimente le débat et au Québec ce manque de débat est des plus criant.

Ai-je le choix de la nourriture qu'il y a dans cette main?

Par Réal Gingras/profenligne le avril 7, 2005 12:46 PM

La Réforme de 79/80, imposée à tous par le Ministère, proposait de développer nos habiletés langagières; celle de 94/95 nous proposait de développer nos compétences langagières; la dernière appliquée au primaire depuis 2000, nous parle de compétences transversales. Pour moi, qui connait une démarche mille fois supérieure en simplicité et en efficacité par le jeu de l'analyse syntaxique de notre langue, je demande au Ministère de s'ouvrir les yeux, car cette méthode donne la maîtrise de la langue dans les 4 premières années du cours primaire.

Par Tourlou le avril 7, 2005 09:08 PM

Mr Gingras, pourrais t-on connaître votre adresse de courriel personnalisé... qui se cache derrière la façade diplomatique de 'prof en ligne' ?

dixit ... un ancien collègue... qui apprécie tjs votre démarche que n'aurait pas renié Cervantès!!

Ciao Cher collègue..et bon printemps!

Danny Boy..un ex De Calix!

Par Daniel Desjarlais le avril 7, 2005 11:07 PM

Parlant de Cervantès,

S'il n'y avait pas de moulins, imaginaires ou pas, il n'y aurait pas d'objectif.;-)

C'est la mondialisation qui est au coeur de cette réforme. Tel est l'objectif.

Pour alimenter davantage le débat que nous propose ici "jasons réforme" il serait sûrement intéressant de comprendre ce qui sous-tend la réforme actuelle.

Je suis en train de lire "L'école n'est pas une entreprise" de Christian Laval aux éditions La Découverte, Paris, 2003

Je vous annexe un lien à suivre et de courts extraits qui donnent déjà un indice de la tendance de cette réforme nonobstant bien sûr, ce qui se vit quotidiennement dans nos écoles.

http://1libertaire.free.fr/EcoleMarchandisation01.html

(...)

"La logique de marché se développe à l’intérieur du service éducatif juridiquement public, surtout s’il est déjà soumis de l’extérieur à la pression concurrentielle d’un secteur scolaire privé. Cette «mise en marché» consiste à donner plus d’autonomie pédagogique et financière aux établissements d’enseignement afin qu’ils répondent de façon plus adaptée et plus «efficace» à la demande diversifiée d’une clientèle dotée d’un «libre choix» de l’établissement. L’imaginaire du marché s’impose alors dans la réorganisation des systèmes éducatifs jusqu’à vouloir que les établissements scolaires se calquent, dans leur administration, leur gestion, leur «esprit», sur les entreprises du secteur marchand."

(...)
"L’école est conçue comme une agence de services, chargée de satisfaire « efficacement » des consommateurs faisant valoir leurs intérêts particuliers. On voit par là que la porte est ouverte à toutes les assimilations de l’éducation à un marché et du « produit » qu’elle est censée fournir à une pure et simple marchandise « comme les autres »".

(...)
"l’école est désormais le lieu où les politiques néo-libérales, même si elles restent encore masquées, deviennent à la fois plus lisibles dans leurs objectifs – la décentralisation a pu être décryptée comme le levier de mutation libérale qu’elle est effectivement aux yeux du gouvernement et du patronat et dans leurs effets puisqu’elles accroissent la triple fracture sociale, territoriale et générationnelle qui traverse la France.(le Québec également) Les enseignants, particulièrement affectés par l’accumulation des mesures régressives, ont été sans l’avoir voulu placés au cœur des multiples processus de déliaison de la société. Ils y ont répondu en se mettant très volontairement en première ligne du combat pour la cohésion sociale et une plus grande égalité réelle entre les élèves".

Il n'y a pas d'éducation s'il n'y a pas d'écrits . L'école se dirige-t-elle vers une structure d'apprentissage à la carte ou conservera-t-elle sa mission universelle?

Loin de moi l'idée qu'il ne faut pas adapter l'enseignement, mais cette adaptation doit-elle se faire dans le sens de la marchandisation ou dans le sens de la transmission des connaissances et de l'acquisition, comme on dit, de compétences qui amènent l'élève à développer son esprit critique et surtout, et cela au Québec n'a jamais été historiquement très bien vu: proposer que nos élèves deviennent curieux et intellectuels? Tels seraient les moulins avec lesquels nous travaillons...;-) La mondialisation est notre objectif et la mondialisation est au coeur de ce débat. Cette réforme est le fruit pourtant de longues discussions issues des derniers états généraux.

http://www.unige.ch/fapse/SSE/groups/life/
textes/Lessard_A2000_02.html

L'approche socio-constructiviste est un large consensus, entendons-nous dire et ce consensus serait à l'image de ce que demande le peuple.

Par Réal Gingras/Prof en ligne le avril 10, 2005 10:12 AM

Monsieur Gingras, j'apprécie vos nombreuses et riches contributions, mais je trouve que cette dernière pourrait nous éloigner dangereusement de notre sujet. Ne trouvez-vous pas que les extraits allourdissent la lecture de votre point de vue ?

Je vous rappelle que l'intention de départ de ce site est de constituer un petit guide, sans prétention, le plus simple possible, qui s'adresserait aux parents et citoyens en évitant l'utilisation d'une certaine "langue de bois et en ne prenant pas les gens pour des imbéciles non plus".

Le débat que propose ici "jasons réforme" porte sur le nouveau programme de formation et sur le contexte de son arrivée, de son appropriation et des résistances qu'il génère. Je ne voudrais pas que nous glissions vers celui sur la mondialisation et la logique marchande... qui sont de beaux sujets pour débattre, mais qui vont nous éloigner de celui qui reste à faire ici !

Merci d'en tenir compte S.V.P.

Par Mario Asselin le avril 10, 2005 10:38 AM

bien reçu monsieur Asselin,
restons simple ...;-)

Par Réal Gingras/Prof en ligne le avril 10, 2005 10:54 AM

Nonobstant vos extraits portant sur la mondialisation qui sont fort éclairants (Gingras, Lessard et al...), il serait aussi bienvenue d'écouter non seulement les praticiens qui à la base travaillent avec la pâte à modeler humaine, intellectuelle de nos jeunes... mais les penseurs qui ont cogité les tenants et aboutissants de cette ambitieuse et nécessaire réforme. Je pense ici aux tours d'ivoire universitaires autant que des bonzes en docimologie du MEQ. J'aimerais bien entendre ces derniers... qui ont mis l'emphase ces 40 dernières années sur l'évaluation normative/sommative au détriment d'un processus d'évaluation continue qui serait beaucoup plus porteur de l'apprentissage du jeune en temps réel... aussi j'applaudis aux changements à venir. Ça demandera beaucoup plus de créativité de la part du milieu, de mises en commun de nos expériences et de remettre l'étudiant au coeur de son propre apprentissage; le changement de paradigme est fort stimulant... pour des enseignants qui insistent sur la différenciation des moyens d'enseignement et qui n'ont pas peur de bousculer l'ordre établi. Qu'on investisse davantage de temps humain en développement de boîtes à outils méta-cognitifs... pour faciliter la construction des savoirs, de stratégies d'apprentissage et de méthodes de travail sructurées et efficaces... pour qu'il prenne (jeune) son avenir en main.

Quel est le plus beau leg qu'un prof peut laisser à ses élèves... si ce n'est le respect mutuel dans la découverte de la complexité de ce qui nous entoure... et de lui offrir des outils pour aiguiser sa curiosité et son propre dépassement !

Par Desjarlais Daniel le avril 16, 2005 10:37 AM

Dans le numéro 61 du Café pédagogique, Serge Pouts-Lajus a signé un texte à l’intérieur duquel il a tenté de discréditer la revue de littérature que nous avons réalisée à titre de co-chercheurs avec notre collègue de l’Université Laval (Québec), Clermont Gauthier.

Nous avons demandé un droit de réplique au comité de rédaction de cette publication. Nous remercions le comité de rédaction du Café pédagogique de nous avoir accordé ce droit.

Voici le lien pour lire notre réplique :

http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/faus.php#a2

Par Mario Richard et Steve Bissonnette le avril 23, 2005 06:34 AM

Revenons à la réforme et spécialement au programme d'histoire et d'éducation à la citoyenneté pour le 2e cycle du secondaire qui vient de sortir.

Nous apprenons que le programme actuel de la 4e sec. sera enseigné en 3e avec ajouts de concepts et qu'une structure thématique centrée sur des concepts complexes est prévue en 4e sec. On se rappellera que le ministère, suite aux recommandations des enseignants, devait répartir sur 2 ans un programme devenu trop lourd. Pas cela qui nous est présenté.

Les équipes de l'"univers social" des 15 écoles ciblées du Québec doivent évaluer et commenter ce nouveau programme. J'en suis. Sous peu, une personne de l'une de ces écoles sera déléguée pour transmettre et discuter nos commentaires et positions.

Y a-t-il parmi les lecteurs et lectrices de ce site des personnes qui se livrent aussi à cet exercice ? Si oui, il serait intéressant voire urgent que nous communiquions afin d'échanger nos opinions sur ce nouveau programme afin que notre position soit représentative et cohérente.

À bientôt j'espère

Madeleine André

Par Madeleine André le avril 29, 2005 07:38 PM

Comme plusieurs autres, je trouvais cette réforme complètement farfelue.

C'était il y a deux ans.

En septembre dernier (2004), j'ai décidé de "l'essayer" aux meilleures de mes connaissances et de ma compréhension des compétences.

J'ai adoré et j'adore encore l'expérience (je suis un enseignant en univers social au secondaire).

Dans votre document dont j'ai fait récemment la lecture, je me suis reconnu et j'ai reconnu la plupart de mes élèves.

J'en suis convaincu: je suis certain d'avoir amené mes élèves beaucoup plus loin que lors des années précédentes.

Chapeau à cette réforme. Il faut être ouvert d'esprit et être prêt à essayer de nouvelles choses, même si c'est parfois difficile.

CRITIQUE: Comment se fait-il que les "amants" de cette réforme ne soient pas plus sollicités par les directions d'écoles et les commissions scolaires?

Ce sont ces personnes qui peuvent faire part des succès et des revers vécus tout au long de cette implantation.

Claude Brunet, enseignant à l'école secondaire d'Oka.

Par Claude Brunet le mai 11, 2005 09:34 PM

Mreci de votre commentaire monsieur Brunet. Mon intervention visait cependant à obtenir des commentaires sur le nouveau programme proposé en 3e et 4e secondaire. La situation est différente de celle du 1er cycle puisque les élèves seront alors soumis à un examen de fin de cycle. Hors, ce nouveau programme ne précise rien en ce qui a trait à l'évaluation en cours d'apprentissage ni sur la nature de l'examen final.

Si des enseignants de votre établissement ont pris connaissance de ce nouveau programme, je vous saurai gré de leur demander de communiquer leurs impressions dans le cadre de ce forum. Merci


Par Madeleine André le mai 15, 2005 11:10 AM

Où sont les profs d'histoire ?

La réforme scolaire promettait de redonner à l'histoire une place (enfin !) cohérente avec la formation de citoyens éclairés et responsables qu'elle prétend accomplir. Cet espoir se retrouve charcuté de mois en mois sans que les premiers concernés, les enseignants d'histoire, ne semblent réagir.

Les enseignants de géographie ont su insister pour que les sciences humaines ne forment finalement pas un tout intégré au secondaire. L'histoire se retrouve isolée. Mais puisque les enseignants d'histoire ne semblent pas protester...

Les profs d'économie, à l'argument fallacieux que l'histoire en 5e secondaire n'existait que pour favoriser les visées nationalistes des gouvernements péquistes précédents, ont convaincu le ministre libéral de faire disparaître l'obligation de suivre ce cours. Pourtant, ce cours n'avait rien de québécois mais abordait plutôt l'histoire mondiale au 20 siècle : des «détails» comme la Shoah, l'ONU, le conflit israelo-palestinien, la crise économique, les idées libérales... Décision étonnante de la part d'un gouvernement qui veut rapprocher les communautés. Mais puisque les enseignants d'histoire ne semblent pas protester...

Bien sûr, des aspects internationaux ont été ajoutés au programme d'histoire du Québec et du Canada : les élèves compareront leur province avec le Pérou, l'Algérie ou les Îles Moluques (si !). Mais on ajoute ainsi à un programme déjà lourd. Pire encore, les nombreux concepts socio-politiques déjà fort complexes pour un jeune de 4e secondaire seront maintenant enseignés en 3e secondaire, donc à des élèves moins matures, pour vite les rejoindre avant qu'ils ne bifurquent vers l'une des nombreuses voies de formation souhaitées par le monde des affaires. Même si les élèves qui resteront pourront toujours approfondir un peu plus en 4e, exit l'idée originale de la réforme d'avoir deux années pour couvrir cette matière essoufflante. Mais puisque les enseignants d'histoire ne semblent pas protester...

Bref, la réforme prétend rendre les élèves compétents en histoire (comme en bien d'autres domaines !). Mais des générations d'élèves «compétents en histoire» pourraient bien ignorer que deux Guerres mondiales, des génocides et tant d'autres aspects de notre monde actuel mériteraient leur attention. Cette incohérence est le fruit de réaménagements destinés à satisfaire des groupes de pression variés. Chaque fois, c'est l'enseignement de l'histoire qui est tassé pour faire place à d'autres priorités. Rien n'oblige qu'il en soit ainsi. Mais puisque les enseignants d'histoire ne semblent pas protester...

Par Fernand Laberge le mai 17, 2005 06:20 PM

En effet, où êtes-vous, collègues enseignants d'histoire ? Je pose la même que F. Laberge ainsi qu' une autre: où êtes-vous parents et citoyens alors que le processus de validation d'un nouveau programme d'histoire du Québec et du Canada est en cours et la disparition du programme d'histoire contemporaine est condamné à disparaître ? Faits plus qu'inquiétants. Merci, monsieur Laberge d'en résumer les implications.

Situation irréversible ? Certainement pas. À preuve ? Le programme de sciences et technologies a été remanié suite à la mobilisation des enseignants concernés. Ils ont parlé et se sont fait entendre.

Le même processus doit s'enclencher par les enseignants de l'univers social. Une nouvelle appellation qui me laisse songeuse d'autant qu'on ne nous a pas consultés pour l'adopter. Très petit problème compte tenu de ceux, majeurs, auxquels nous serons confrontés si jamais ce programme devait nous être imposé pour cause d'inaction.

"Mais rien n'oblige qu'il en soit ainsi" comme écrit Fernand Laberge. Pour ça, il nous faut réagir.

Le 6 juin je serai au MEQ pour faire connaître nos opinions. Avis aux personnes intéressées pour me faire connaître les leurs.

Par Madeleine André le mai 18, 2005 09:02 PM

Lachenaie, vendredi 20 mai 2005
Objet~:Lettre d’opinion

Chers lecteurs,

Depuis quelques semaines, plusieurs articles sont parus dans différents journaux afin de ressortir les ratés de la réforme. Je suis profondément peinée de cette attitude.

Je suis une enseignante qui croit fermement au bien fait de cette réforme pour le système éducatif québécois et les propos écrits dans ces articles sont démotivants et amènent de la confusion au niveau des parents car plusieurs allégations sont fausses ou mal interprétées.

Connaissez-vous les bases de la réforme? Pourquoi cette réforme est arrivée dans nos écoles? Il y a eu des études sérieuses qui ont appuyé ces changements. Il a été prouvé que les élèves ne transféraient pas leurs apprentissages. De plus, le milieu du travail observait que les jeunes sortaient de l’école sans être prêts à faire partie d’une équipe de travail. Ils étaient incapables de travailler en coopération. Je ne fais que ressortir quelques bases qui ont appuyé cette réforme. Saviez-vous que les pays européens viennent nous observer car ils recherchent un système éducatif qui ressemble à ce que cette réforme nous suggère.

Comment peut-on observer des ratés au niveau secondaire à cause de cette nouvelle approche quand les premiers élèves ayant vécus cette réforme sont en quatrième ou cinquième année du primaire. Serait-il possible que nous faisions ici face à un jugement un peu trop rapide ? De plus, quand je lis que les enseignants n’enseignent plus les règles de grammaire, cela me choque énormément car mes élèves possèdent un coffre à outils qui renferme toutes les notions vues en classe en français et en mathématiques depuis le début de l’année et je n’ai vraiment pas de honte et de crainte de le comparer à n’importe quel professeur qui enseigne de façon traditionnelle.

Pourquoi ces articles ont été écrits suite à un entretien avec des enseignants vivant des difficultés à s’approprier la réforme. Pourquoi ne pas avoir rencontré des professeurs qui croient et vivent la réforme au quotidien. Il est certain que ça ne fait pas vraiment sensationnel de lire qu’une enseignante est heureuse avec ces élèves et qu’ils vivent de formidables projets et qu’en plus les parents sont heureux de l’année scolaire de leur enfant. Ce n’est pas vraiment vendeur, n’est-ce pas !

Pourquoi cette réforme fait tant jaser, c’est très simple, plusieurs enseignants préfèrent poursuivre leur façon de faire. La nouveauté dérange et fait peur. Ça demande des ajustements et beaucoup de travail. Le problème majeur est que certains enseignants n’ont pas voulu recevoir la formation prétextant que c’était une mode qui passerait mais la réforme est là et elle restera. Il ne faut pas changer seulement notre façon d’évaluer mais principalement c’est notre façon d’enseigner qu’il faut revoir.

À la commission scolaire des Affluents, nous avons eu la chance d’avoir des dirigeants qui ont mis la priorité sur la formation des enseignants et qui ont créé des recherches action qui ont élaboré un bulletin très complet et signifiant. Toutefois, ce bulletin ne peut être employé seul, il doit être accompagné d’un portfolio renfermant les commentaires constructifs du professeur.

En terminant, les revendications syndicales des enseignants demandent plus de services pour nos élèves en difficulté. Ils sont nombreux dans nos classes et ils arrivent de plus en plus avec des vécus différents. On doit s’ajuster, adapter et éduquer avant d’enseigner. Là on touche au vrai problème. La réforme n’a rien à voir avec ce problème. Le gouvernement ne cesse de couper dans les services et ne prend pas le temps de vérifier les conséquences de ces coupures.

Donc, lâchons la réforme, allons se former et faisons des demandes syndicales qui nous fournissent des services et ainsi cette réforme fera peut-être un peu moins peur. Nous sommes en période de changement, laissons-nous la chance de se l’approprier.

Bien à vous
Joanne Lapointe
Enseignante à l’école Jean-De La Fontaine


Par Joanne Lapointe le mai 21, 2005 06:44 AM

Mardi qui vient , le 31 mai à 17 hres, il y aura conférence donnée par Steve Bissonnette et Mario Richard sur la réforme.
Cette conférence aura lieu à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM.

Ce message n'a pour but que d'informer les lecteurs de ce site.

a+

Par Réal/Prof en ligne le mai 26, 2005 11:38 AM

Le débat semble un peu clos depuis quelques mois, mais je viens de tomber sur ce blogue via le site du Devoir...

Je vis présentement la réforme au secondaire, première année du cycle en anglais langue seconde. De mon côté, la réforme ne fait pas peur, puisque j'ai appris à la connaître par ma formation universitaire ainsi que dans mes stages.

La situation est complètement différente pour certains de mes collègues qui n'ont pas eu la même formation que moi. La réforme leur fait peur, car ils ont l'impression qu'ils ne l'appliquent pas correctement. La direction de notre école n'a pas beaucoup mis l'emphase sur la formation continue et je vois déjà mes collègues de 2e secondaire qui se posent des millions de question face à la réforme.

Étant dans un collège privé, nous n'avons pas la chance d'avoir un conseiller pédagogique pour nous aider, il faut donc se référer à nos collègues. Oui, cela fait en sorte que nous nous parlons énormément, mais en même temps, cela alourdit notre tâche.

Il ne faut pas croire que je suis contre la réforme. Je trouve que celle-ci se rapproche beaucoup plus des élèves, mais en même temps, elle demande énormément de temps de la part d'un enseignant qui veut vraiment aider les élèves au maximum.

L'avantage pour le primaire, un enseignant travaille en moyenne avec 32 élèves. Au secondaire, pour ma part, je vois en moyenne 90 élèves par jour. J'enseigne au total à 190 élèves. L'approche demande plus d'implication de la part des enseignants et aussi beaucoup de travail en dehors des heures de cours pour aider ceux-ci à bien performer.

Par Mathieu Noppen le octobre 28, 2005 05:39 PM

Réflexion du temps froid...:-)

Un nouveau métier

Concernant ce que prévoit le Régime pédagogique sur le contenu du bilan d’apprentissage au secondaire à propos des compétences
transversales liées à l’exploitation des TIC et d’après ce qu’on
peut lire à ce sujet dans le Régime pédagogique, nous comprenons que
l’importance est surtout mise sur des indications données sur les
matières enseignées.
Ces matières peuvent être enseignées à travers les TIC.
Les TIC sont devenus le véhicule principal par lequel les élèves
acquièrent l'information.
Beaucoup plus, la communication interactive via le réseau est
maintenant omniprésente chez nos élèves et nous pourrions même dire
qu'il se passe autant de choses en ligne, qu'en classe.
Certains dirons même qu'il s'en passe plus en ligne, qu'en classe.

Avec une telle affirmation , il devient évident que l'encadrement
humain est fondamental et que l'utilisation des TIC à partir de
l'école et après l'école suppose des ressources humaines à cet
encadrement.

On suppose toujours, dans le régime pédagogique, que l'acquisition
des compétences dites transversales se fait à partir du cadre
scolaire traditionnel.
Or, ce cadre traditionnel se maintient à nos yeux qu'artificiellement.
Le nouveau paradigme pédagogique demande maintenant de tenir compte
des TIC mais aussi, surtout, de l'interactivité humaine que suppose
cette intégration en mode synchrone et asynchrone.

Il faut impérativement des postes dédiés à la pédagogie en ligne ,
des postes de webmestres à la pédagogie.

Nous l'avons déjà dit:
http://profenligne.cam.org/nice2004/resume.html

...et nous proposons ici, en même temps, une définition de la tâche de
webmestre à la pédagogie librement inspirée de:
http://comor.univ-paris5.fr/article.php3?id_article=238

Le métier de webmestre pédagogique d'origine éditoriale

article publié le 2 février 2006 et que je me suis permis de
modifier un peu du fait que ce texte s'applique tout à fait à l'école.

Le métier de webmestre pédagogique d'origine éditoriale est une
profession qui tend à se développer de plus en plus. Il s’agit d’un
nouveau métier fort intéressant qui joue un rôle moteur en
contribuant de manière efficace à la pédagogie qui se vit
quotidiennement via Internet. Mais ce métier n'est pas reconnu par
les commissions scolaires et le ministère car il a malheureusement la
réputation d’être flou et mal défini.

Essayons donc un coup de projecteur sur ce nouveau métier.

Une charnière entre la technique et la pédagogie.

Regardons de plus près comment s'organise le recrutement des
webmestres à l'extérieur du milieu scolaire et comment ce modèle de
recrutement pourrait se faire maintenant à l'intérieur du milieu
scolaire.

Les entreprises qui recrutent les webmestres éditoriaux sont de plus
en plus nombreuses dans le vaste et rude domaine des NTIC et de
l’Internet. Le côté charnière du métier, qui bascule entre le
technicien développeur et le responsable administratif chargé de
communication, attise l’intérêt et les convoitises d’un grand nombre
d’agences multimédias allant des plus petites PME aux plus grandes
agences d'envergures internationales. Que dire des commissions
scolaires? En effet, les compétences de ce véritable métier
permettent de combler une absence relationnelle entre les 2
domaines assez distants l’un de l’autre.

Un véritable métier

De par sa polyvalence, le webmestre éditorial (que l'on peut
appeler pédagogique) a les moyens de devenir le leader dans une équipe de
conception de projets Internet en manque de souffle créatif.
Pensons ici à l'équipe-école. Il gère le contenu d’un site d’un point de
vue pédagogique, stratégique et intelligent, il tente de faire agir
ses correspondants en définissant la ligne éditoriale et de contenu
d’un site, par une analyse et une évaluation souvent exhaustives des
partenaires susceptibles de contribuer à la construction du futur
résultat en ligne. En plus de cela, le webmestre participe
au choix concernant son contenu, son arborescence, son architecture. Sa tâche
consiste aussi à la rédaction et à la correction des articles, à
leur vérification, à leur validation et à leur publication , à effectuer des
recherches et veilles documentaires, à produire des sites et des contenus
souscrivant aux normes de qualité et d’accessibilité, à
respecter les règles juridiques soumises aux site Internet. En somme, il est
l'acteur essentiel, disons le lien, de la genèse du projet, de sa
mise en place, du suivi et de l'établissement de sa pérennité.

L’aspect éditorial : Donner de la vie et assurer l'action

Des entreprises souvent mal orientées (on pourrait parler ici
d'écoles) se lancent de manière aveugle dans la conception de sites
en mettant en avant le coté technique (pages dynamiques avec gestion
de bases de données, ...) et délaissent l’aspect éditorial
(le contenu) qui est pourtant un point essentiel dans la partie
communicative d’un site. Le rôle, qui est de définir la stratégie du
site, fait partie des compétences que le webmestre éditorial peut
apporter. En effet, un site sans contenu disciplinaire et statique
est un site mort et seul le webmestre éditorial ou pédagogique peut
lui donner vie par sa bonne culture d’usager du Web, de par ses
connaissances disciplinaires et, par le fait même, encadrer les
élèves qui évoluent sur le réseau en direct ou en différé en leur
proposant des activités à distance qui impliquent d'autre élèves de
d'autres écoles.

Une intégration professionnelle

Il existe aujourd’hui des webmestres éditoriaux (ou pédagogiques)
pour lesquelles des valeurs comme la collaboration (ou la télécollaboration),
le partage,l’entraide et le travail d’équipe sont enseignés de façon à ce que
les étudiants issus de ces formations et de cette interactivité,
générées par le réseau, s’intègrent de façon opérationnelle dans des
équipes de conception et de réalisation de projets multimédia qui
bénéficient en toute logique de leurs atouts, en somme souvent
primordiales, dans la conception d’un site Internet mais aussi,
surtout, pour permette à ces étudiants d'acquérir les compétences
transversales et les compétences disciplinaires prévues au
curriculum de formation du régime pédagogique.

Le webmestre à la pédagogie d'origine éditoriale est un généraliste.

Il est donc impératif que le MELS reconnaisse cette tâche par
l'ouverture de poste en ligne à partir d'un ratio, à la manière dont
est établie actuellement le ratio de financement de 1/17,2 .

Ce ratio de 1/17,2 est basé sur une pédagogie traditionnelle maître
en classe/élève en classe.

À la lumière de notre nouvelle réalité réseau, que suppose
maintenant la réforme avec l'intégration des TIC et du travail en
ligne que tout cela entraîne , il faut en arriver à déterminer ce
nouveau ratio maître en ligne/élève en ligne tenant compte d'une
présence physique en classe qui deviendra de plus en plus
occasionnelle.

Réal Gingras
Prof en ligne
école Édouard-Montpetit (CSDM)

Par Prof en ligne le février 20, 2006 02:47 PM

Et que se passe-t-il avec ceux qui ne vivront pas la réforme??? J'ai l'impression d'apprendre des matières qui ne me serviront en rien, car elles n'existeront plus dans quelques années. Je suis arrivée juste pour avoir un cours de TIC en deuxième secondaire et vraiment je crois que cela a été le cours le plus minable de ma vie et celui le moins utile.

Et que se passe-t-il avec les élèves comme moi qui ont de la facilité en tout, qui s'intéressent à tout, qui visent le 100% et qui se retrouvent vraiment désemparés lorsqu'ils tombent dans des classes régulières d'anglais et de français en quatrième secondaire??????? Vraiment, l'enseignant répète dix mille fois la même chose et la première chose qui te vient à l'esprit est dormir parce que tu as tout compris et que tu as en marre des questions que ça fait cent ans que tu as élucidées.

Moi, je serais pour un système d'éducation à niveau séparé. Séparer les classes régulières en trois niveaux : ceux qui ont de la difficulté, ceux qui réussissent bien et ceux qui réussissent à merveille. Plus on monte d'échelon, moins on a de cours de la matière et plus on voit de matières différentes. Bon, je sais que ça serait peut-être pas vraiment applicable, mais ça serait plus spécialisé, plus adapté pour les besoins des élèves.

Les travaux d'équipe, comme je le mentionnais dans un autre commentaire posté sur ce site, n'ont pas vraiment été de bonnes expériences pour moi. Moi qui fait tout et l'autre, rien et une note beaucoup plus inférieure à ce que moi je suis capable de faire.

Et l'ÉCC et la FPS ont été très instructives pour moi, surtout lorsqu'ils sont enseignés par des profs spécialisés en ces matières (non mais je ne vois pas mon prof de musique me parler de sexualité). Beaucoup plus instructif que TIC. Même techno a été très instructif et m'a appris à me débrouiller avec des outils, m'a appris à élaborer des projets et à les construire.

Sans parler de l'anglais en première année du primaire. Notre langue est en constant danger et là on va apprendre à des enfants de 5 ans à apprendre l'anglais tandis qu'ils apprennent le français. Pourquoi au juste?????? Nous sommes dans une culture francophone, et, j'espère, pas trop influencée par l'américanisation.

Par Émilie Prévost le février 22, 2006 10:16 PM

Ce qui est le plus déplorable dans la réforme scolaire au Québec c'est qu'elle est basée sur un principe qui la rend fondamentalement pernicieuse: la réussite de l'élève. Le concept de "réussite" n'est plus du tout vu aujourd'hui, avec cette réforme, comme le résultat des efforts de l'élève à se prendre en main pour atteindre un objectif (un D.E.S, , un D.E.P., le collégial...etc.) mais bien plutôt le résultat des efforts du milieu de l'éducation pour arriver à "motiver" le jeune par un environnement, appelons-le "intégré" et en espérant que toute cette mise en scène crée la réussite du plus grand nombre.
Balivernes que tout cela. On demande au milieu scolaire de se recomposer une identité, une fonctionnalité pour ces jeunes qui n'ont pas assez de colonnes pour se responsabiliser et faire ce qu'ils ont à faire.Je suis enseignant dans un centre de réadaptation. J'enseigne les maths à des jeunes contrevenants et même s'ils ne trouvent pas toujours pertinent le contenu qu'ils apprennent laissez-moi vous dire que lorsqu'ils réussissent des examens avec des notes qu'ils n'ont jamais obtenues "en dehors" et bien ces jeunes sont fiers d'eux-mêmes parce que nous, intervenants et enseignants, nous ne leur laissons pas la chance d'exercer leur tendance naturelle au laisser-aller: la discipline, la concentration et l'aide assidu des profs amènent à la réussite et à la fierté de soi.
Voilà ce que la réforme veut essayer de cacher: l'incapacité du MELS à donner des outils aux écoles pour encadrer les jeunes. Il est facile de croire en lisant le présent courriel que je suis un enseignant borné qui vit dans un milieu clos. Je suis à ma 20ième année d'enseignement et mon expertise ne se limite pas seulement aux centres de rééducation. J'ai vu neiger et des "réformes" de plusieurs natures j'ai eu à traverser. Par ailleurs, il y a des élèves qui devraient être mieux orientés vers des métiers à un âge plus précoce et on devrait cesser de vanter le sacro-saint diplôme de sec. 5 pour tous(une autre absurdité du système),en améliorant ainsi une autre facette de la réussite à l'école.

Par Jean-Pierre Tardif le février 23, 2006 07:22 PM

Puique votre commentaire, M. tardif, est le même qu'à la question «2», je vous offre la même répartie de mon côté, au http://www.jasonsreforme.qc.ca/archives/001689.html (8e commentaire).

Par Mario Asselin le mars 3, 2006 03:51 PM

Monsieur Tardif,
Pour notre gouverne, j'apprécierais que vous nous identifiez les "réformes" que vous avez eu à traverser au cours de vos 20 dernières années d'enseignement. Parmi ces dernières, il y en a t'il une qui a mérité votre adhésion partielle ou totale?

Par g normand le mars 9, 2006 10:46 PM

Pour ce que j'ai pu observer en France en tant qu'enseignant, je me range sans hésiter du côté de Jean-Pierre Tardif. Nous n'avons pas des réformes successives, mais une déstabilisation permanente. Il faut arriver à introduire le débat démocratique au niveau des réformes. Les épingles de la critique dégonfleront préventivement toutes les baudruches.

Pour prendre le problème à la base, la plus grande attention devrait être apportée au mouvement ORTOGRAF-Québec de Mario Périard. Les options adoptées sont très différentes de notre mouvement ORTOGRAF-Franche-Comté. Mais l'harmonisation en cours donne déjà une excellente synergie.


Rentrée 2006, opération ORTOGRAF:
faites chauffer la colle !


Dès la rentrée par des tracts du mouvement ORTOGRAF seront distribués ici ou là aux entrées de lycées et collèges Cette opération n'a pas pu se faire au printemps 2006 à cause des manifestations anti-CPE, mais ce retard va être rattrappé.

Un appel est fait à toutes les bonnes volontés pour y participer.

L'opération se fonde sur le droit des citoyens d'avoir une information contradictoire et équilibrée sur toutes les questions qui les concernent, dans le cadre de la liberté d'expression, conformément à la règle fondamentale du débat démocratique.

Cette opération représente également une très grande chance pour la politique française, parce qu'elle va forcer les responsables politiques à abandonner leurs remèdes de charlatans et à adopter enfn une solution crédible pour toutes les questions suivantes: 1) échec scolaire
2°) conséquences de l'échec scolaire: délinquance, racisme 3°) chômage des jeunes diplômés 4°) divisions sociales artificielles 5°) discrédit de toutes les
formes d'autorité 6°) déclin (censuré) de la francophonie 7°) gâchis économique lié à tous ces dégâts, 8°)régression sociale.

Cette opération représente enfin une très grande chance pour notre enseignement, pour deux raisons:

1°) elle permet aux enseignants de tenir enfin un discours honnête et raisonnable face aux basses besognes antisociales dont ils ont la charge à travers leur enseignement de l'orthographe. « On apprend l'orthographe aussi bien que possible parce qu'on ne pourra pas se passer du jour au lendemain de la sordide norme d'écriture en vigueur » De cette manière, dans la perspective d'une excellente réforme, on évite à la fois le mensonge traditionaliste qui valorise à tort l'orthographe, et le mensonge progressiste qui dédramatise ses erreurs.

2°) cette opération libère l'enseignement d'un véritable cancer qui a complètement réduit à néant le formidable effort de renouveau pédagogique développé depuis trois ou quatre décennies.

Rappel: voir le tract: « Pourquoi et à quelles conditions l'affichage sauvage, en milieu scolaire, des vérités gênantes sur l'orthographe est parfaitement justifié, légitime, nécessaire ».

Les nouveaux tracts:

La panoplie d'action s'enrichit encore. Le pot aux roses de l'orthographe est un magnifique filon qui n'a jamais été exploité, une source d'inspiration de plus en plus féconde. Aucune riposte sérieuse enregistrée jusqu'à présent, et on se demande bien comment il pourrait en être autrement.

- Le tract: « Les orthographes provocantes de la pub servent l'intérêt général », (utiliser la version sur une seule page), n'a encore presque pas été distribué. Il fait un tabac auprès des PME.
Avantage considérable, il désamorce la grogne fréquente dans ce milieu contre le corps enseignant pour la reporter contre les défenseurs de l'orthographe, dont la position est de plus en plus inconfortable.
Mérite d'être signalé à ceux qui pratiquent l'orthographe sans complexe sur les forums internet pour les encourager.

- le tract: « Une faille de plus dans la forteresse orthographe ! Un exemple à suivre ! La ville de Montréal adopte l'écriture phonétique ! » convient bien à tous les publics. Voir surtout les partis politiques dans la préparation de leurs programmes électoraux. Une page.

- le tract: « Très grand pouvoir anti-éducatif de l'orthographe » est le premier à s'attaquer à certains aspects d'une prétendue valeur éducative de l'orthographe, une idée dans laquelle les traditionalistes se confortaient volontiers. Une page.

- le tract: « Bataille de l'orthographe: attention ! le ridicule change de camp ! » fait apparaître les points spécifiques du projet ORTOGRAF avec un aperçu de la panoplie, ceci pour montrer que le projet ORTOGRAF possède tous les atouts pour s'imposer inexorablement. Une page.

- le tract: « Information: L'opération ORTOGRAF» donne un aperçu d'ensemble, avec présentation des nouveaux graphismes. Le ton est à priori descriptif et consensuel, mais il montre aussi que, si la provocation est un mal nécessaire, le succès n'en sera pas moins au rendez-vous. 2 pages

- la lettre ouverte à Monsieur le Ministre, « objet: prise en compte des données nouvelles concernant l'orthographe » utilise le ton normal d'une requête politiquement correcte, avec une argumentation forte. Elle a été envoyée le premier août au ministre et à une série de média. Le ton informatif, objectif, consensuel mais sans faiblesse convient à une diffusion notamment vers les élus, les parents d'élèves, les média. Une page.


Nouveaux tracts d'une demie-page:

- le tract: « Respecter l'usage, préparer l'avenir » donne un aperçu rapide du système d'écriture et du projet de réforme proposés Au format A5, il se prête à une large diffusion. Il est parfaitement consensuel et on peut en mettre une pincée à disposition du public, par exemple dans une salle d'attente ou sur un présentoir de documents touristiques.
On peut aussi distribuer une page entière comportant ce tract avec le suivant, par exemple à l'entrée d'un établissement scolaire.

- le tract :
« Orthographe de « bijoux, cailloux »:
Le rendez-vous de tous les voyous »
prend un peu des allures de récitation d'école primaire pour écorcher au passage tous ceux qui prétendraient pouvoir s'accomoder de la situation actuelle.

- le tract: « rentrée 2006, opération ORTOGRAF: faites chauffer la colle ! » va être diffusé et faxé largement dès à présent (10 août), pour annoncer la couleur. Il peut être associé avantageusement sur une même page avec le tract suivant.

- le tract : « Aperçu de la panoplie ORTOGRAF (liste partielle) » donne à la fois un aperçu de la panoplie utilisable, une notion sur les différents aspects de l'opération, et une idée du poids de l'argumentation utilisée.


Par rougnon-glasson louis le août 14, 2006 08:09 AM

Petit commentaire... Ce site est très intéressant parce qu'il est facile à comprendre, parce qu'on peut accéder rapidement à l'information recherchée et parce qu'il vulgarise les notions importantes. Par contre, je suis un peu déçue de la formulation des questions, qui est boiteuse. En effet, la plupart des formulations ne sont pas correctes en français écrit. Par exemple, "ça vient d'où l'idée de faire une réforme?", ça se dit seulement à l'oral, pas à l'écrit. On dit plutôt "D'où l'idée de faire une réforme vient-elle?". Un site qui parle d'enseignement devrait s'attarder à la qualité de son français même s'il a pour but de s'adresser à des Québécois de tous niveaux d'éducation et même s'il a pour but de vulgariser.

Par Lysiane Alexandre le mars 18, 2007 05:32 PM

Je dirais que la réforme....ça vaut mêmê pas la peine d'en parler.Je trouve ça vraiment cave de nous infligé ça.Pourquoi avons t-on enleveé les pourcentages?pour arreter le décrochage scolaire?Premierement c'est le gouvernement qui s'en balance y font juste ça pour se convaicre qu'ils font quelque chose pour que sa change,sont trop occupé avec les élections pour resté au pouvoir pi pour nous faire suer encore plus.La réforme sa demande beaucoup plus qu'avec les pourcentages.Y faut toujours etre a B ou a A pour passer à l'année suivante et si on a le malheur d'avoir un C on risque d'avoir un cour d'été...Ça vaut rien la réforme...Croyez-moi!

Par rosalie le mai 2, 2007 09:59 PM

Je suis fortement désolé de tes apports d'idées Rosalie. S'il vous plaît, du moins allez lire les texte sur les 11 questions sur la réforme sur ce même site. Étant un étudiant de 5e secondaire, je vois des bienfaits de cette réforme pour la générations qui me suivra. Ils ont la chance de développer des abiletés multiobjectives si je peux le dire copmme cela. Le niveau d'apprentissage en serait accrût auprès des élèves si la matières se "moulerait" à l'élève et non le contraire comme le propose la réforme en perspective primaire.

Prochainement, je dois débattre de et convaincre mon opposant des bienfaits de la réforme scolaire. J'en suis encore un débutant dans ce domaine, mais j'apprécierai tout commentaire ou point pertinant envoyé èa mon adresse e-mail. que j'inclus ici. Merci pour le site il est super et éclairci les idées èa ce sujet!

Par Gabriel Boucher le mai 24, 2007 09:59 AM

Je trouve que c'est une très bonne idée de faire un site informant les québécois sur la réforme!

Je suis un étudiant en sec. 2 et je fais une recherche à ce sujet en même temps d'organiser un mini-débat dans ma classe!

Je voulais faire savoir que ce site m'a beaucoup aidé et qu'il est très constructif.

Par rapport à mon opinion sur le sujet ( intéressant de la part d'un étudiant ^^), je trouve que cette réforme a apporté bien plus d'avantage que de désavantages, même si ce serait bien de corriger ceux-ci!

Ex: Disons que les résultats scolaires que j'ai eu au primaire était des doubles flèches et des flèches simples ; deux façons! Je trouve que cela n'est pas assez précis. Par contre j'aime bien à ce que les enseignants s'intéressent à notre apprentissage et non à ce qu'ils ensiegnent ( Même si je trouve un peu idiot les compétences transversales, les évaluations critériés ).

En passant, je suis à l'école de la Magdeleine sur la rive-sud de Montréal qui offre un programme P.É.I ( Programme d'éducation internationale ), dans lequel je suis, donc la réforme y est très présentes. C'est un peu pourquoi je m'y intéressait!

(en passant j'ai lu certains commentaires plus haut ; faites-attention à votre orthographe) ;)

Par Nicholas le juin 2, 2007 07:00 PM

Je reviens tout juste d'une rencontre de parents avec les enseignants et je viens d'apprendre que mon fils présentement au troisième secondaire, devra l'an prochain, choisir entre 3 programmes de mathématiques différents (non -inclusifs): maths sciences, maths sc. humaines et adm. ou maths techniques.
Quelqu'un pourrait m'expliquer cette aberration?? Comment peut-il déterminer à 15 ans à peine, ce qu'il fera dans la vie?? il n'aura même pas encore eu de cours de chimie et physique. S'il n'a pas fait le bon choix, devra-t-il retarder son entrée au collégial d'un an? Est-ce que le diplôme d'études secondaires n'en est pas un d'études générales?
Qu'est -ce qu'on peut faire pour empêcher cette bêtise? Existe-t-il des écoles privées qui n'appliquent pas la réforme?

Par Sonia le septembre 4, 2007 11:27 PM

Vos questions débordent un peu du cadre de la réforme, mais je veux bien essayer de vous aider...

Votre dernière question devrait plutôt être «Existe-t-il des écoles privées qui ne respectent pas le régime pédagogique?». La réponse serait, «pas vraiment». Pour obtenir leur agrément (les subventions), elles doivent respecter le régime pédagogique.

Je dis ça parce que cette question des maths de 4e secondaire qui prend autant d'importance dans l'accès à tous les programmes du Collégial n'est pas présente que depuis l'arrivée de la réforme. Les maths 436 ne sont pas obligatoires pour le Certificat d'Études Secondaires, mais le sont pour l'accès à certains programmes au Collège. Certaines écoles «ouvrent» le cours à tous les élèves qui veulent le suivre et dans le milieu scolaire, il y a un grand débat sur la pertinence d'agir comme tel. La tendance lourde (au privé comme au public) est d'essayer de diriger l'élève (surtout les garçons) dans la voie où ils seront le plus assurés de réussir, à court terme. Il y a des passerelles qui permettent de revenir en arrière, mais vous avez raison de dire que ça va faire perdre du temps à votre jeune. À l'inverse, si vous «forcez» pour qu'il aille dans un programme «trop demandant» (trop exigeant pour ce qu'il peut «prendre») vous ne lui faites pas gagner de temps non plus...

Quelle serait la bonne attitude à prendre dans ce contexte? Avec mes enfants (qui sont passés par où le vôtre passe actuellement), j'ai pris l'attitude de le supporter le mieux que je pouvais en maths pour qu'il «reste» dans le profil qui lui ouvrait le maximum de portes jusqu'à ce que de lui-même, il voit plus clairement l'orientation professionnelle à privilégier (incluant l'apprivoisement de ses limites académiques). Cela a assez bien servi mes enfants, même si cela a voulu dire dans un cas qu'il reprenne ses maths 436 dans un cours d'été ;-)

N'hésitez pas à discuter de ces questions avec son prof de maths de 3e secondaire et avec la direction pédagogique de votre école.

Bonne année scolaire à vous.

Par Mario Asselin le septembre 5, 2007 02:38 PM



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